Réunions CSE pour les entreprises de moins de 50 salariés : fréquence et obligations

Dans les entreprises de moins de 50 salariés, organiser les réunions du Comité Social et Économique (CSE) relève d'obligations légales mais dans un cadre plus souple que les grands groupes. Leeto vous explique les règles à suivre sur leur fréquence, leur préparation et leur déroulé pour être pleinement en conformité !
Toute entreprise d'au moins 11 salariés doit obligatoirement mettre en place un Comité Social et Économique (CSE) pour représenter les intérêts du personnel. Si ce cadre légal est le même quelle que soit la taille de la structure, des règles spécifiques s'appliquent en matière de réunions du CSE dans les entreprises dont l'effectif est de moins de 50 employés. Voici les principales spécificités :
→ 1 titulaire pour les entreprises de 11 à 24 salariés
→ 2 titulaires pour les entreprises de 25 à 49 salariés
→ 4 titulaires pour les entreprises de 50 à 74 salariés
→ 5 titulaires pour les entreprises de 75 à 99 salariés
→ 6 titulaires pour les entreprises de 100 à 124 salariés
Et le nombre continue d'augmenter avec l'effectif de l'entreprise, pouvant aller jusqu'à 35 titulaires pour les entreprises de 10 000 salariés et plus. La délégation du personnel comporte un nombre égal de titulaires et de suppléants.
Bien que simplifié, ce cadre légal permet d'assurer le bon exercice du CSE et la prise en compte du personnel dans les entreprises dont l'effectif ne dépasse pas les 50 salariés. Penchons-nous désormais sur quelques exemples et règles spécifiques que vous devez respecter.
Dans les entreprises de 11 à 49 salariés, l'employeur a l'obligation de réunir le CSE au moins une fois par mois.
Pour les entreprises de 50 salariés et plus, la fréquence des réunions est fixée à 1 fois tous les 2 mois dans les entreprises de moins de 300 salariés et à 1 fois par mois dans les entreprises de 300 salariés ou plus.
Des réunions exceptionnelles peuvent également être organisées en cas d'urgence.
Bien que plus légères sur la forme, les réunions CSE dans les petites entreprises doivent suivre une trame précise conforme à la réglementation. Voici les points incontournables à respecter :
En amont de la réunion :
Dans les PME qui viennent d'atteindre le seuil des 11 salariés, la première réunion du tout nouveau CSE revêt une importance toute particulière. C'est lors de cette rencontre initiale que vont être posées les bases de son fonctionnement futur. Voici les points essentiels à traiter :
Cette réunion de lancement doit instaurer un climat de confiance mutuelle et rappeler que le CSE vise à enrichir le dialogue social, dans l'intérêt de tous.
Oui, il est possible d'organiser des réunions du CSE à distance, par visioconférence, mais cette modalité est strictement encadrée et limitée à 3 réunions par année civile, sauf circonstances exceptionnelles ou accord entre l'employeur et les membres élus du comité permettant de dépasser cette limite.
Le Code du travail autorise cette pratique à condition que plusieurs règles techniques soient respectées :
La visioconférence facilite l'organisation des réunions extraordinaires lorsque l'urgence le justifie. Cela peut aussi permettre la participation d'un délégué syndical extérieur ou d'inspecteurs du travail conviés ponctuellement. Bien menée, la réunion à distance présente de réels avantages de souplesse et d'efficacité pour le fonctionnement du CSE, notamment dans les petites entreprises. Ne vous en privez pas !
Les ordres du jour des réunions CSE définissent leur contenu et leur degré d'efficacité. Il est donc important de les préparer soigneusement pour couvrir toutes les thématiques essentielles, sans se disperser.
Voici notre recommandation d'un ordre du jour type bien équilibré pour réunir régulièrement le CSE dans les PME :
Aborder ainsi tous les sujets dans un ordre logique permet d'assurer le plein exercice des prérogatives du CSE. Le dialogue peut alors être riche et constructif pour l'entreprise.
Au-delà des obligations légales, quelques bonnes pratiques facilitent grandement la tenue des réunions du CSE pour un réel impact positif :
Une bonne animation, de l'écoute mutuelle et un suivi rigoureux sont les clés pour faire de ces réunions des temps forts du dialogue social. Et donc un vecteur de performance durable pour l'entreprise.
Dans les entreprises de moins de 50 salariés, le CSE assume plusieurs missions fondamentales qui s'articulent autour de différents axes :
Il est à noter que dans les entreprises de moins de 50 salariés, le code du travail n'impose pas de formalisme particulier concernant les modalités de vote ou la façon dont le CSE rend ses avis.
Dans les entreprises de moins de 50 salariés, les élus titulaires du CSE bénéficient de droits et prérogatives spécifiques pour exercer leur mandat de représentants du personnel.
En premier lieu, ils disposent d'un crédit d'heures de délégation défini par accord collectif ou à défaut le Code du travail. Ce temps leur permet d'assister aux réunions, de réaliser une formation professionnelle, de répondre aux convocations de l'employeur, etc.
Les élus titulaires ont également le droit d'être reçus collectivement par l'employeur au moins une fois par mois pour lui soumettre les réclamations individuelles ou collectives. Ils peuvent en outre saisir l'inspection du travail en cas de danger grave et imminent ou d'entrave à leur fonctionnement.
Lors des réunions du CSE, les élus disposent d'un droit d'alerte économique s'ils constatent des faits de nature à affecter la pérennité de l'entreprise. Ils doivent alors être consultés sur les mesures envisagées.
Les attributions des membres du CSE (élus titulaires, suppléants, délégués du personnel, etc.) sont globalement similaires que l'entreprise soit une TPE-PME ou un grand groupe. Toutefois, dans les structures de moins de 50 salariés, certaines spécificités s'appliquent :
Malgré cela, les représentants du personnel au CSE d'une TPE-PME conservent l'essentiel de leurs prérogatives. Leurs attributions fondamentales en matière de santé, sécurité et conditions de travail restent inchangées.Être accompagné pour valoriser au mieux son CSE au sein d'une TPE-PME. Chez Leeto, nous portons la conviction que le CSE n'est pas une simple obligation réglementaire mais un puissant levier de QVT, d'engagement et d'innovation sociale. C'est pourquoi nous proposons un accompagnement sur-mesure pour les entreprises de moins de 50 salariés.
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